Art et couleur dans la préhistoire
Du point de vue des couleurs utilisées, la préhistoire est plus souvent caractérisées par l’utilisation de la teinte ocre.
De l’ocre pour représenter quoi ?
Les humains préhistoriques ont laissé beaucoup de fresques et de peintures rupestres en ocre. La teinte ocre est relativement simple à obtenir. Il suffit le plus souvent d’utiliser de la terre ou de diluer du sang d’animal dans des boues argileuses de teintes claires.
Dans certaines régions, l’ocre était simplement obtenu en broyant des roches. Ces dernières ne pouvaient permettre d’avoir cette couleur que si elles étaient riches en fer et en argile.
L’ocre est resté pendant plusieurs siècles la couleur de base des dessins. Les traits étaient majoritairement tracés dans cette couleur. L’ocre était en quelle que sorte le stylo bleu préhistorique.
Les dessins étaient souvent enrichis d’un point de vue graphique par l’ajout de couleurs supplémentaires.
Progrès technologique et multiplication des couleurs
Plus les outils et les techniques de fabrication de couleurs vont s’améliorer, plus l’ocre et les dessins monochromatiques qui le contiennent vont se raréfier, puis disparaître.
Certains peuples conserveront un usage important de l’ocre à cause de sa disponibilité parfois abondante dans le sol. D’autres peuples décideront d’utiliser plus souvent d’autres couleurs.